ARTICLES

Nous vous invitons à prendre connaissance de nos articles rédigés par des membres de l’Institut ou autres auteurs. Il s’agit surtout de sujets pertinents au concept et à l’application de la Biologie Totale. Vous trouverez des décodages biologiques, ainsi que des écrits sur l’éthologie (comportements animaliers) en lien symbolique et biologique aux êtres humains.

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• L’apnée obstructive du sommeil (AOS)

Auteur : Jean-Jacques Fournel, Bulletin ICBT No. 4 (novembre 2012)

L’AOS était l’un des sujets discutés le 22 janvier 2011 par les 24 participants lors de la table ronde de l’ICBT. Voici mon article à ce sujet dans lequel je vous offre mes prises de conscience lors de cette réunion très productive.
Depuis quelque temps déjà, l’AOS est fortement médiatisée et discutée. Qui d’entre nous ne connaît pas au moins un parent, un ami ou une connaissance qui fut diagnostiqué avec cette maladie ? Dans un premier temps, regardons la position médicale à propos de cette maladie.

Tel qu’expliqué sur les sites Internet de l’Association pulmonaire du Canada (APC) et de l’Association pulmonaire du Québec (APQ), l’AOS est un trouble respiratoire sérieux qui cause de courts arrêts respiratoires pendant le sommeil. Ces pauses de la respiration – appelées apnées – durent entre 10 et 30 secondes, parfois plus longtemps. Cela peut survenir des dizaines, voire des centaines de fois à chaque nuit. Selon ces organismes, si elle n’est pas traitée, l’AOS peut entraîner des problèmes de santé majeurs, des accidents, et le décès prématuré. Cette maladie est une condition à long terme pour laquelle il n’y a pas de guérison connue. Le seul traitement efficace préconisé pour l’apnée du sommeil sévère est l’utilisation d’un appareil de ventilation à pression positive continue (P.P.C.). Selon l’APQ, un adulte sur six serait atteint d’apnée légère du sommeil et au moins un sur quinze serait atteint d’apnée modérée du sommeil.  Je vous invite à fureter leurs sites Internet aux adresses suivantes pour de plus amples détails :

APC : http://www.poumon.ca/diseases-maladies/apnea-apnee_f.php
APQ : http://www.pq.poumon.ca/diseases-maladies/apnea-apnee/

Regardons maintenant quelles pourraient être les causes psychobiologiques de cette maladie. En d’autres termes, pourquoi notre cerveau automatique commanderait-t-il la suspension involontaire de notre respiration ? Pourquoi s’agirait-il d’une solution parfaite de survie ? Quel(s) événement(s) ou mémoire(s) serai(en)t responsable(s) d’une telle programmation ?

Pour tenter d’y répondre, je vous propose quelques exemples de pistes en utilisant mon histoire personnelle et familiale. Dans un premier temps, je vous parlerai de mes expériences traumatiques pertinentes à ce sujet et ensuite de situations semblables vécues par mes ascendants (parents, grands-parents, etc.).

 

Mon vécu

Chloroforme

Au chapitre 5 de mon livre Mon cœur guéri et mon âme retrouvée (Les Éditions Thula, 2009), je détaille les circonstances de ma première mort clinique à l’âge de 7 ans lors d’une amygdalectomie, soit l’ablation chirurgicale des amygdales. À cette période, le chloroforme était l’agent anesthésiant de choix malgré ses grands risques, surtout à l’égard des enfants. Lorsqu’on m’a placé le masque sur la face, j’ai spontanément retenu ma respiration (apnée) pour ne pas inhaler ces vapeurs affreuses et toxiques. Cette expérience hautement traumatisante fut profondément enregistrée en moi. En quelque sorte, mon cerveau automatique a programmé un réflexe de survie basé sur l’équation suivante : inhalation de chloroforme = MORT.

Cette programmation est si viscérale que, depuis ce jour fatidique, je deviens automatiquement et involontairement en situation d’apnée lorsque je respire des substances chimiques volatiles similaires au chloroforme (éther, alcool, toluène, essence, peinture à l’alkyde, etc.). Cette commande m’est donnée par le cerveau automatique afin d’éviter la mort. C’est sa solution parfaite de survie, étant donné l’événement programmant que j’ai vécu à 7 ans. Ce phénomène s’est répété régulièrement, instantanément et automatiquement durant mes 35 ans de carrière dans le domaine de la prévention des incendies alors que je visitais des établissements commerciaux et industriels qui fabriquaient ou utilisaient de tels produits.

Insecticide
Étant donné que ma famille n’était pas à l’aise financièrement, nous devions composer avec de l’ameublement de seconde main. Bref, mon matelas et son sommier étaient infestés de punaises de lit. Une ou deux fois par semaine, ma mère appliquait généreusement du Raid (un insecticide) avant de me coucher, et ce, durant de nombreuses années. Vous comprendrez donc que, durant mon sommeil, mon cerveau automatique associait l’inhalation de cet insecticide toxique à l’événement du « chloroforme » décrit précédemment et me mettait donc constamment en situation d’apnée pour assurer la survie.

Fumée de cigarette
Mon père était un fumeur assidu. L’odeur de fumée de cigarette était donc omniprésente lorsqu’il était à la maison. Souvent, il revenait du travail tard en soirée alors que j’étais déjà au lit. Lorsque ma mère me disciplinait, elle me disait souvent : « Attends que ton père arrive et que je lui dise ce que tu as fait ! ». La crainte m’envahissait suite à ces mots car, bien que mon père ne m’ait jamais réveillé pour me gronder et me discipliner, mon ressenti d’enfant appréhendait une fessée de sa part à l’aide de sa ceinture. Devant cette menace, bien qu’endormi, mon cerveau automatique me mettait en situation d’apnée aussitôt que l’odeur de fumée de cigarette était dans l’air, indiquant un risque de danger imminent.

Le vécu de ma lignée familiale
Incendie
Tel que détaillé dans mon ouvrage déjà mentionné, le plus grand traumatisme vécu par mes parents fut certes l’incendie qui ravagea leur logement, une nuit, alors qu’ils dormaient profondément en compagnie de mon frère. Ils furent sauvés « in extremis » par les pompiers. Bien que cela soit survenu plusieurs mois avant ma naissance, ce vécu programmera mon « choix » de carrière 22 ans plus tard, ainsi que mon cheminement professionnel pour les 35 années suivantes, et même jusqu’à ma retraite. De plus, cette mémoire transgénérationnelle est profondément ancrée en moi. Voilà pourquoi une apnée involontaire survient aussitôt que je sens une odeur de produits de combustion (incendie, poêle à bois, foyer, etc.). Mon cerveau automatique se « rappelle » de l’événement dramatique vécu par mon clan et applique la solution gagnante pour ne pas mourir des effets toxiques de la combustion de matières : l’apnée.

Gaz de combats utilisé lors de la Première Guerre mondiale
Mes deux grands-pères ont connu les affres de la première guerre mondiale alors qu’ils ont combattu dans les tranchées en Europe. Ils furent tous deux exposés aux gaz de combats incluant le gaz moutarde, une arme chimique interdite utilisée par les allemands. Ces vapeurs ne peuvent être respirées sans danger, car elles attaquent les voies respiratoires. Les poumons sont atteints avec des emphysèmes et des oedèmes consécutifs à la présence de fluides qui peuvent entraîner une mort similaire à la noyade. Cette possibilité était très redoutée par les soldats, voire plus que les blessures par baïonnettes ou par balles. Mes grands-pères devaient fréquemment retenir leur souffle en présence de ces gaz ou, du moins, jusqu’à ce qu’ils installent leurs masques. De telles mémoires cellulaires transgénérationnelles doivent aussi être considérées.

Noyade
Adolescente, ma grand-mère maternelle a vu son jeune cousin se noyer dans la rivière. Malheureusement, les secours sont arrivés trop tard. À maintes reprises, ma mère nous mentionnait cet événement tragique qui a traumatisé sa mère. Elle nous disait alors : «Si seulement il avait pu retenir son souffle un peu plus longtemps ! »

Autres pistes
D’autres pistes peuvent aussi être considérées: Un suicide ou tentatvive de suicide au monoxyde de carbone provenant d’une voiture en marche dans le garage, ou bien (de façon symbolique) lorsqu’on se sent « suffoqué » par un environnement, une ambiance ou une personne quelconque.

 

 

• Les témoignages et leur grande importance

Auteur : Jean-Jacques Fournel, Bulletin ICBT No. 3 (août 2010)

Un témoignage est une démarche authentique et altruiste ainsi qu’une façon concrète de « payer au
suivant ». Il constitue aussi une marque de reconnaissance, d’appréciation, voire même de gratitude.

Nous avons tous salué le courage, la détermination et l’authenticité de personnages connus : Lara Fabian, Pierre Légaré et Guy Corneau qui ont osé témoigner ouvertement et publiquement leur gratitude envers la Biologie Totale.

Si vous avez personnellement bénéficié d’une amélioration de santé ou de bien-être (ou le cas contraire) pour laquelle vous considérez la BT comme étant la cause principale, nous vous invitons à imprimer, compléter, signer et nous expédier le formulaire de témoignage disponible sur notre site Internet à l’adresse suivante : http://icbt.ca/

Nous vous prions aussi d’encourager toute personne que vous connaissez et qui répond aux mêmes critères à procéder pareillement. Cela s’applique surtout aux animateurs de cours, conseillers en Déprogrammation Biologique et autres intervenants connaissant de nombreux cas répondant à ces critères.

Il est à noter que le formulaire doit être signé et daté à deux endroits. Le premier endroit confirme la méthode d’identification de l’auteur du témoignage alors que le second autorise l’édition et la parution du témoignage. Pour respecter votre vie privée, vous devez choisir un pseudonyme (surnom) qui sera inscrit au bas de votre témoignage. Cela peut aussi se faire de façon anonyme, si désiré.

Notre but est d’accumuler rapidement une banque de témoignages qui sera ouvertement disponible sur notre site Internet tout en respectant formellement les consignes précisées par leurs auteurs.

À vous de jouer !

 

• La maladie solution parfaite

Auteur : Odile Wallon, Bulletin ICBT No. 2 (avril 2010)

Une des questions qui est souvent soulevée quand on présente la maladie comme étant la solution parfaite du cerveau face à une situation de stress suraigu est celle des cas où la maladie entraîne la mort ou, à tout le moins, peut entraîner la mort. Comment peut-on parler de solution parfaite alors que la personne est mise en danger de mort par sa maladie ? J’ai souvent constaté que répondre qu’il s’agit d’une solution temporaire laisse un peu notre interlocuteur dubitatif. Pour répondre à cette question, je fais souvent l’analogie avec une situation que tout et chacun est à même de comprendre : la plongée en apnée.

Un plongeur tentant un record de profondeur en apnée « réduira » (ce n’est certes pas sa volonté consciente qui produit ce résultat), à plus d’une centaine de mètres sous l’eau, ses poumons à la taille de deux oranges et son rythme cardiaque au minimum pour assurer au mieux sa survie dans ce monde sous-marin hostile. À cinquante mètres sous l’eau, les poumons atteignent un volume de 1,5 litres, contre 6 ou 7 litres en surface. Ce phénomène bien connu des gens qui pratiquent l’apnée est une adaptation aux grandes profondeurs. On peut comprendre qu’il s’agit là d’une « solution parfaite », une modification que l’organisme met en œuvre, parfaitement appropriée à la situation.

Mais cette modification d’un fonctionnement physiologique n’est pas sans risque. Le risque majeur de la progression en profondeur lié à ces conditions physiologiques particulières est l’œdème aigu du poumon (dit OAP).

On peut donc en déduire que l’adaptation que représente une maladie (une modification d’un fonctionnement physiologique) à une situation traumatisante n’est pas elle non plus sans risque, le risque étant proportionnel à l’intensité de la modification, comme dans le cas de la plongée en apnée.

L’organisme met en œuvre un certain nombre de processus qui vont modifier le fonctionnement physiologique normal, et il y a un seuil de danger à ne pas dépasser. Autrement dit, il faut que la personne fasse « marche arrière » avant un seuil de non-retour (comme le plongeur doit remonter en surface avant d’atteindre un seuil critique) sous peine de mettre en danger son organisme. Et la marche arrière (l’équivalent de la remontée en plongée) consiste à résoudre le conflit. Et comme dans la plongée, une remontée trop rapide peut être fatale.

Le Club d’Apnée Sportive de Montréal (CASM) définit la plongée en apnée comme « un art de vivre où règne la maîtrise de soi » et qui permet à « l’apnéiste d’apprivoiser ses propres limites ».

Bien sûr, la maladie n’est pas un sport et les changements physiologiques que nous vivons nous prennent par surprise et se font à notre insu.  Ne pourrait-on pas considérer ces situations extrêmes où nous plonge parfois la maladie, comme l’occasion d’apprivoiser nos limites et d’accéder à la maîtrise de soi, dans le sens où nous sommes confrontés à trouver une solution qui ne nous soit pas « imposée » par notre
biologie ?

 

• L'impact biologique du vécu de nos ancêtres

Auteur : Jean-Jacques Fournel, Bulletin ICBT No. 3 (août 2010)

Selon le concept de la Biologie Totale (BT), la notion de « Mémoires cellulaires transgénérationnelles » est tout à fait cruciale afin de trouver des pistes conflictuelles pertinentes dans la généalogie. Ces informations essentielles peuvent mener à des prises de conscience remarquables constituant une des pièces principales manquantes de notre puzzle, voire même LA principale. La phrase suivante du Docteur Sabbah résume bien cette notion importante de mémoires cellulaires transgénérationnelles : « L’acquis des parents devient l’inné de l’enfant ! ». Cela s’applique autant aux espèces animales et végétales qu’à nous les humains.

Dans mon livre Mon cœur guéri et mon âme retrouvée, publié en décembre 2009 (http://www.thulapublications.com/), j’offre une comparaison en prenant comme exemple les microbes super-résistants aux antibiotiques qui causent de graves problèmes médicaux pouvant aller jusqu’au décès. Cette réalité pose un énorme défi à relever car la surconsommation d’antibiotiques cause encore, et de plus en plus, de super-résistances à certains de ces antibiotiques et même parfois des multi-résistances (tel le staphylocoque doré).

La recherche médicale démontre que ce phénomène est la résultante de mutations naturelles qui attribuent un avantage sélectif à la bactérie en la rendant résistante à l’antibiotique concerné. Nous voyons très bien ici que, de façon innée, chaque nouvelle génération de bactéries résistantes est plus performante que celle de la génération précédente. De ce fait, elle bénéficie d’un gain biologique de survie exceptionnel.

Si ce phénomène est possible chez de simples micro-organismes unicellulaires, telles les bactéries, alors n’en serait-il pas de même pour nous les humains considérés comme étant des êtres multicellulaires des plus complexes ?

Mais comment obtenir les informations pertinentes à propos de nos ancêtres ? La première étape est assurément de chercher ces informations auprès des membres de votre famille immédiate pour ensuite étendre la recherche à l’ensemble de la famille, incluant ceux dont vous n’avez pas encore fait la connaissance. Cette étape primordiale a d’ailleurs ses règles, qui imposent de ne pas « harceler » nos familles si on veut avoir des réponses. Je recommande fortement de privilégier les membres les plus âgés (grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines, etc.) et ce, très rapidement alors qu’ils sont disponibles. Ils constituent un potentiel d’informations et d’anecdotes inespérées, ainsi que mon épouse Lucy et moi l’avons constaté dès 1990 alors que nous sommes devenus soudainement passionnés par la recherche de nos ancêtres et leur histoire. Cette passion a connu son apogée en 1994 alors que nous fondions une société généalogique régionale, soit la Société de généalogie de La Jemmerais (http://www.genealogie.org/club/sglj/).

Au fil des ans, nous avons initié une centaine de personnes aux rudiments de la recherche généalogique. Une telle approche constitue la seconde étape à utiliser afin de retrouver vos ancêtres et connaître leur vécu.
La majorité des gens croient, à tort, que le processus de recherche généalogique est fort complexe et ne peut être accompli que par des érudits. C’est totalement FAUX. En connaissant les rudiments de ce processus, ainsi que les outils disponibles et les pièges à éviter, chacun peut facilement remonter sa lignée ancestrale jusqu’au début de la colonisation au Québec (Nouvelle-France) et au moins une génération additionnelle d’ascendants en France.

Les résultats et bénéfices des informations obtenues suite à nos recherches généalogiques furent INESTIMABLES pour mon épouse et moi. Je mentionne quelques exemples dans mon ouvrage. L’un concerne ma réticence à boire de l’eau et ce, depuis toujours. Je ne buvais pas d’eau et cela même par temps de canicule alors que je travaillais à l’extérieur. Je n’avais jamais pu vraiment expliquer cette aversion, voire cette phobie inconsciente.

Mon eurêka est survenu lorsque je me suis rappelé la cause du décès de mon arrière-grand-père paternel qui était mesureur de bois dans la région de l’Outaouais. J’avais obtenu l’identité exacte de cet ancêtre ainsi que cette information cruciale lors de mes recherches généalogiques effectuées il y a deux décennies. Une des pratiques de l’époque, sur les chantiers d’abattage, était d’accumuler de l’eau de pluie dans des barils de bois. Entre autres, cette eau servait à désaltérer les travailleurs et visiteurs. Or, Pierre est décédé suite à l’ingestion d’une eau polluée. Cette mémoire générationnelle traumatisante m’est donc innée et elle constitue en quelque sorte l’équation suivante : BOIRE DE L’EAU = DANGER DE MORT.

Cette équation est inscrite dans mes cellules depuis ma naissance, voire ma conception. Depuis cette prise de conscience déterminante, je déguste régulièrement de l’eau et ce, à la très grande surprise de mon entourage. Tout à fait remarquable !

Au fil des divers cours et séminaires en BT que nous avons suivis depuis 2002, plusieurs participants nous ont communiqué leur souhait de pouvoir bénéficier d’un séminaire où la méthodologie de recherche généalogique leur serait communiquée. Ensuite, tout comme des détectives, ils seraient enfin en mesure de rechercher des indices cruciaux pouvant constituer des pièces maîtresses de leurs puzzles biologiques.

Afin de répondre à ce besoin, qui est sans cesse croissant vu l’importance déterminante de la Biogénéalogie pour comprendre le sens d’une maladie ou d’un trouble psychologique à travers notre histoire familiale, nous sommes présentement à étudier la possibilité d’offrir un tel séminaire.

Un dossier à suivre…

 

• La latéralité

Auteure : Louise-Marie Brodeur Bulletin ICBT No. 2 (avril 2010)

Avant de distinguer le « cerveau droit » du « cerveau gauche », il est fondamental de bien comprendre que le cerveau doit être appréhendé de deux manières différentes :

En tant que cerveau fonctionnel. On fait alors référence à la façon de traiter l’information. Il relève de la psychologie.

En tant que cerveau anatomique. On fait alors référence à la gestion du corps entier et de ses parties, dans ses fonctions et dans ses métabolismes. Il relève de la biologie.

LE CERVEAU FONCTIONNEL

Pour tout le monde, droitier ou gaucher :

- l’hémisphère gauche s’occupe des questions relatives à la rationalité, au travail, au choix, à la décision, à l’objectivité, etc. Il est exclusif, masculin.

- l’hémisphère droit s’occupe des questions relatives à l’amour, à l’intuition, à la créativité, etc. Il est inclusif, féminin.

Le fait d’être droitier ou gaucher va cependant déterminer l’hémisphère de prédilection de traitement des informations. Bien sûr, l’hémisphère de prédilection va changer en fonction des événements conflictuels de la vie. C’est ce que Claude Sabbah appelle le « ping-pong des cerveaux ».

LE CERVEAU ANATOMIQUE

Pour tout le monde, droitier ou gaucher :
- l’hémisphère gauche s’occupe de certains relais anatomiques (féminin)
- l’hémisphère droit s’occupe des autres relais anatomiques (masculin)
http://icbt.ca/attachments/Image/CerveauAnatomique.jpg
Lorsqu’un individu est confronté à un problème, tant que la situation sera gérable dans la psychologie, elle sera traitée par le même hémisphère. Par contre, si le DHS (Dirk Hamer Syndrome) survient, on trouvera le FH anatomique (Foyer de Hamer) de l’autre côté. L’hémisphère qui gère le problème en biologie est l’opposé de celui qui le gère en psychologie.

Donc, un problème psychologique est traité dans l’hémisphère qui gère ce type de problème. Par exemple, un problème en amour va être géré fonctionnellement par le cerveau droit, et un problème au travail, par le cerveau gauche. Comme c’est encore psychologique, ça demeure du même côté. Par contre, si le problème s’accroît au point de se biologiser, la gestion est prise en charge par l’hémisphère opposé. Par exemple, un problème en amour va affecter anatomiquement une zone de l’hémisphère gauche, et un problème au travail, une zone de l’hémisphère droit. Ces zones cibles s’appellent les foyers de Hamer (FH).

Fonction du FH

Revenons au problème en amour. Au DHS, l’hémisphère gauche (celui du travail, masculin) se bloque de façon à sur-stimuler l’hémisphère droit (amour, féminin). C’est bien celui qui est compétent pour trouver une solution à un problème d’ordre amoureux. Il était question ici de l’aspect fonctionnel du cerveau. Mais que se passe-t-il au niveau anatomique? L’hémisphère gauche est bloqué en fonctionnel, mais anatomiquement, une zone de cet hémisphère va prendre en charge le problème, selon les données qu’il a, par exemple, le relais des veines coronaires. Cette zone, c’est le FH, c’est-à-dire les quelques cellules cérébrales qui ont muté en fonction d’un programme biologique de survie adapté à la situation. Cette « cristallisation » du problème en un seul point a l’avantage de libérer l’autre hémisphère qui fonctionnera normalement, de la même manière qu’un fusible qui saute dans la boîte électrique évite que tout le réseau de la maison ne flanche. En médecine, on observera une pathologie des veines coronaires.

La gestion de l’activité de l’hémisphère ne change pas, mais elle est tellement mise en sourdine dans celui-ci, que c’est l’autre hémisphère qui prend le relais, à travers les fonctions qui relèvent de sa gestion. Cela implique que durant cette période, les risques  de pathologie relevant de l’hémisphère gauche sont très faibles.

Exemple :
Une femme qui a fait une pathologie des veines coronaires (donc qui a de ce fait basculé sur l’hémisphère droit) a donc peu de risque de faire une pathologie du col de l’utérus par exemple. Cette femme risque de faire des pathologies des artères coronaires.

Ce jeu de croisement a pour avantage de permettre de trouver une solution au problème auquel doit faire face l’hémisphère concerné et de faire en sorte que la personne soit dirigée inconsciemment vers des activités régies par l’hémisphère opposé, l’éloignant ainsi de sa sphère conflictuelle.

Exemple :
Si le FH est dans l’hémisphère gauche (conflit amoureux), la personne sera inconsciemment attirée vers des activités régies par l’hémisphère droit (qui anatomiquement est relié au travail).

 

• Le surpoids et l'obésité

Auteur : Jean-Jacques Fournel, Bulletin ICBT No. 4 (novembre 2012)

Grossir pour survivre - Stocker pour éviter la famine


Dans le règne animal, se suralimenter durant les périodes de nourriture abondante permet à l’animal de stocker du gras afin de faire face aux temps de pénurie et ainsi survivre afin de propager l’espèce. Par exemple, les ours doivent prendre plusieurs kilos supplémentaires avant d’entreprendre leur hibernation afin d’éviter la famine mais aussi garantir la survie des oursons que les femelles mettront bas. Chez d’autres espèces animales telles les écureuils, la stratégie consiste à stocker la nourriture dans des caches mais il y a des risques. Par exemple, la dégradation des aliments ou le vol de la nourriture cachée par d’autres animaux.

Mais qu’en est-il de nous les humains ? C’est exactement la même chose. Dans les articles scientifiques traitant du surpoids et de l’obésité, on mentionne que cette disposition à grossir est un legs depuis l’origine de notre espèce alors que nos ancêtres devaient absolument stocker le maximum de nourriture lorsqu’elle était disponible. Depuis les temps anciens, le métabolisme du corps humain est programmé pour lutter contre la famine et ainsi survivre et propager l’espèce. Bref, le corps sait bien stocker l’énergie pendant les périodes fastes pour mieux la restituer lors de périodes de famine. Étant donné que la priorité vitale de notre cerveau automatique est la survie du moment présent à l’instant suivant, l’équation est simple : MANGER = SURVIVRE !

La façon la plus efficiente de stocker la nourriture est sous forme de graisse dans les cellules adipeuses du corps. Car, tout comme nous l'avons vu concernant le règne animal, on pourrait nous voler notre réverse d’aliments et, de plus, cette nourriture pourrait s’avarier avec le temps.

Hélas, les articles scientifiques peuvent laisser comme message que bien que cette programmation primordiale de survie était transférée génétiquement de génération en génération dans les temps anciens, cela n’a plus vraiment sa raison d’être aujourd’hui dans notre monde moderne. Les spécialistes estiment qu’environ 25 à 30% des cas d’obésité sont en partie de source génétique alors que le reste est lié au comportement alimentaire et physique. Ils avancent que lorsque les deux parents sont normaux ou maigres, le risque de devenir gros à son tour à l’âge adulte est inférieur à 10%. Ce risque d’obésité atteindrait environ 40% quand l’un des deux parents est obèse et 80% lorsque les deux le sont.

Mais la réalité est que nous n’avons pas à remonter des milliers d’années en arrière pour découvrir des périodes de manque et de famine car des évènements mondiaux relativement récents peuvent être à la source de la manifestation de cette empreinte et programmation latente dans nos gènes depuis la nuit des temps. Rappelons-nous la pyramide des besoins de Maslow où les besoins physiologiques de boire et de manger constituent la base même de la pyramide. C’est une condition sine qua non de la survie et ce, avant même de considérer les quatre autres niveaux supérieurs des besoins : la sécurité, l’appartenance et l’affectif, l’estime de soi, et l’accomplissement de soi.

Le monde a connu plusieurs événements marquants et périodes de manque, de misère et d’incertitude au cours du dernier siècle dont la première guerre mondiale (1914-1918), la grande dépression (1929-1933), la seconde guerre mondiale (1939-1945), et les guerres froides (1947 à 1985). De nos jours, nous avons la guerre contre le terrorisme et une multitude d’autres « guerres » (drogues, cancers et autres maladies, obésité, pénuries, réchauffement climatique, etc.), qui nous sont rappelées sans cesse par les médias. Nous sommes constamment en surstress et, inconsciemment, notre cerveau appréhende la possibilité de temps difficiles à venir où nous pourrions connaître des « manques ».

De plus, notre histoire familiale ou culturelle peut exacerber notre propension au surpoids et à l’obésité. Tout est une question de « manque », ainsi, lorsque nous avons connu des périodes austères personelles ou tranche intergénérationnelle. que de telles conditions difficiles se sont produites dans la vie de nos parents, nos grands-parents, ou de nos arrière grands-parents. Ayant le patronyme Murphy, mon épouse est de descendance irlandaise. Nos recherches généalogiques confirment que ses ancêtres ont dû quitter l’Irlande à cause de la Grande Famine suite à la dévastation des cultures irlandaises. Cette période des plus sombres de l’histoire irlandaise dura 4 ans avec des pertes humaines estimées entre 500 000 et 1 million de morts. Croyez-vous que ses gènes n’auraient pas en eux cette « mémoire » transgénérationnelle d’il y a 160 ans ?